L'histoire d'un coureur qui est revenu

Je me suis déchiré le ménisque à 47 ans. Voici ce que ma kiné m'a discrètement recommandé.

Mathieu Martin

Ingénieur en mécanique · Coureur · Nantes
Mis à jour · février 2026

J'ai 47 ans, je suis ingénieur et je vis près de Nantes. 

 

Je courais six jours par semaine depuis 22 ans. 

 

Deux marathons, et plus de semi-marathons que je ne pourrais en compter. 

 

La course, ce n'était pas un loisir. 

 

C'était ma façon de commencer mes matinées, de gérer le stress, d'entretenir mes amitiés et de garder la tête hors de l'eau entre trois enfants et un travail exigeant.

 

En octobre 2024, j'ai senti un petit « pop » dans le genou droit pendant une sortie trail tout à fait banale. Rien de spectaculaire. Juste un claquement sec, suivi d'une douleur sourde qui ne voulait pas partir.

 

Trois semaines et une IRM plus tard : déchirure horizontale du ménisque médial. Le type le plus courant chez les coureurs de plus de 40 ans. Le genre qui, d'après mon chirurgien orthopédiste, n'était « pas assez grave pour opérer ».

 

« Faites une pause. Essayez la kiné. Revenez dans six mois et on verra. »

 

Ces six mois ont été les pires de ma vie d'adulte.


Si vous êtes passé par là, vous voyez exactement ce que je veux dire. 

 

Pas assez blessé pour que le système médical fasse vraiment quelque chose. 

 

Trop blessé pour faire ce qui vous permet de tenir le coup.

 

J'ai essayé d'être le patient modèle. J'ai tout essayé :

 

Huit semaines de kiné — un léger mieux, puis plus aucun progrès

Des anti-inflammatoires — un effet temporaire, et des maux d'estomac dès la troisième semaine

Un manchon de compression à 35 € acheté en pharmacie — aucun effet

Une genouillère articulée à 90 € achetée dans un magasin de running — encombrante, chaude, j'avais l'impression d'être un patient

Une genouillère de marque achetée en magasin de sport — même résultat que le manchon de pharmacie

Je n'étais pas cliniquement déprimé. J'étais malheureux, en silence.

 

Ce que mon médecin ne m'a jamais demandé — ce qui me manquait le plus — ce n'était pas le cardio. Ce n'était même pas la compétition. C'était la sensation. 

 

Le rythme de la respiration et des foulées. Cette clarté qui arrive au bout de vingt minutes de sortie longue, quand tout se tait dans la tête. 

 

La simple sensation d'avoir un corps qui fonctionne.

 

C'est ça que j'avais perdu. Et personne ne le soignait.

La conversation qui a tout changé

Quelques mois plus tard, j'ai changé de kiné — Élodie Marchand, qui avait travaillé avec des athlètes de haut niveau.

 

Je lui ai raconté mon histoire. Elle a hoché la tête, comme quelqu'un qui l'a déjà entendue cent fois.

 

Puis elle m'a dit quelque chose que mon chirurgien n'avait jamais mentionné :

 

« Vous êtes focalisé sur la déchirure. Mais la vraie raison de votre douleur, ce n'est pas la déchirure elle-même. »

 

Elle a attrapé un modèle de genou en plastique sur l'étagère derrière elle et l'a tenu entre nous. 

 

Elle m'a montré deux petites cales en forme de C, placées entre le fémur et le tibia.

 

« Le ménisque est un amortisseur. Son rôle, c'est de répartir la charge sur toute l'articulation et d'amortir chacun de vos pas. Quand il se déchire, il ne peut plus répartir cette charge comme avant. »

 

« C'est ça qui provoque le gonflement. L'inflammation. La douleur après chaque sortie. La déchirure est bien réelle — mais les symptômes que vous ressentez viennent de cette charge qui n'est plus bien répartie. »

 

J'avais 47 ans et personne ne m'avait jamais expliqué mon propre genou aussi clairement.

 

« Ce dont vous avez besoin, ce n'est pas de plus de repos. C'est d'un soutien externe qui aide à stabiliser l'articulation et à redistribuer la charge pendant que vous continuez à bouger. Si vous voulez en essayer un, le Maintien de compression V2 de Flytex est celui que je conseille généralement à mes athlètes. À part ça, continuez simplement le renforcement musculaire. »

 

Pour être honnête, je n'étais pas convaincu.

 

J'avais déjà dépensé environ 150 € dans un manchon de pharmacie et une genouillère articulée, qui avaient tous les deux fini dans un tiroir.

 

Mais deux choses m'ont poussé à essayer quand même. D'abord, la garantie satisfait ou remboursé de 30 jours — si ça ne marchait pas, je le renverrais.

 

Ensuite, la livraison était gratuite et arrivait en 2 jours, ce qui rendait le tout peu risqué.

 

J'en ai commandé une paire un mardi. Elle était devant ma porte le jeudi matin.

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Ce qui s'est vraiment passé — semaine après semaine

Jour 1 : 1,5 km de marche-course sur tapis. Une sensation de seconde peau — enfilé en cinq secondes, aucune irritation. La première chose que j'ai remarquée, ce n'était pas la baisse de la douleur, c'était la sensation d'être maintenu. L'articulation bougeait dans une sorte d'enveloppe structurée.

Après 1 semaine : 5 km en extérieur. Je m'attendais à un manchon médical austère, c'était tout l'inverse. Assez respirant pour que je l'oublie après cinq minutes d'effort. Pas de plis derrière le genou, pas de glissement en pleine course. 

Après 3 semaines : 8 km, deux fois par semaine. La douleur vive quand je posais le pied droit n'avait pas disparu, mais elle était beaucoup moins intense. Je suis retourné voir Élodie pour faire le point. On a fait du renforcement — squats sur une jambe, activation des fessiers. La douleur était plus facile à gérer. En sortant du rendez-vous, je suis resté quelques minutes assis dans ma voiture avant de démarrer. C'était la première fois depuis des mois que je m'autorisais vraiment à croire que j'allais recourir.

Après 6 semaines : Un 10 km. Lent. Prudent. Mais sans m'arrêter. Aucun pic de douleur pendant la course, aucun gonflement le lendemain — et pour moi, c'était ça le vrai signal. Le genou a tenu. Je suis rentré, je me suis assis sur le perron avec mes chaussures de course encore aux pieds, et j'ai pleuré pendant dix minutes. Pas parce que la course avait été impressionnante — elle ne l'était absolument pas. Mais parce que je me sentais de nouveau athlète.

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Faut-il l’essayer si vous avez une déchirure du ménisque ?

Je veux être honnête sur ce que c'est, et sur ce que ce n'est pas.

 

Ce produit n'a pas guéri mon ménisque. La déchirure est toujours là. 

 

Si je force trop ou si je saute mon renforcement, mon genou me le rappelle. 

 

Il ne remplace pas votre kiné, et il ne remplace pas le travail lent et frustrant pour retrouver votre corps.

 

Mais si vous avez tout fait comme il faut et que vous êtes toujours bloqué — si vous avez essayé les manchons de pharmacie, les genouillères encombrantes et les semaines de repos, et que vous êtes en train de perdre des choses que vous pensiez acquises — c'est peut-être la pièce qui vous manque.

Ça l'a été pour moi.

 

Et si on vous parle d'une opération dont même votre médecin n'est pas sûr qu'elle règlera quoi que ce soit — du genre « on ouvre et on verra ce qu'on trouve » — ça vaut sans doute le coup de laisser une vraie chance à cette solution avant. La chirurgie sera toujours là. Alors pourquoi ne pas commencer par douze semaines de compression régulière et de renforcement ?

 

Si vous voulez essayer, voici ce que je ferais : commandez une paire et portez-la 30 jours pendant vos activités. La marque propose une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours, donc la seule chose que vous risquez, c'est un peu de temps.

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MAINTIEN DE COMPRESSION V2

Une compression active et ciblée de 15–20 mmHg qui aide à soulager le ménisque endommagé en redistribuant la charge.

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